Spécialités tunisiennes : 10 plats à découvrir absolument

Couscous, brick, lablebi, ojja, makroud... Découvrez 10 spécialités tunisiennes incontournables, leurs saveurs, leur histoire et notre budget gourmand sur place.

Léa VasseurRédaction Verdon2.com · Mis à jour le 25 juin 2026 · 12 min de lecture
Spécialités tunisiennes : 10 plats à découvrir absolument

La cuisine tunisienne est l’une des plus généreuses et des plus colorées de tout le bassin méditerranéen. Héritière des traditions berbères, arabes, andalouses, ottomanes et même italiennes, elle se reconnaît au premier coup d’œil à sa harissa flamboyante, à son huile d’olive parfumée et à son amour des épices. Que vous prépariez un séjour à Tunis, à Djerba ou à Tozeur, goûter aux spécialités tunisiennes fait partie intégrante du voyage. Voici dix plats emblématiques à découvrir absolument, des entrées croustillantes aux douceurs sucrées.

Mis à jour le 25 juin 2026

Avant d’entrer dans le détail, voici un aperçu rapide des dix spécialités que nous allons explorer :

  • Le couscous – le plat national, classé au patrimoine de l’UNESCO
  • La brick à l’œuf – l’entrée croustillante par excellence
  • Le lablebi – la soupe de pois chiches du matin
  • L’ojja – la poêlée d’œufs à la harissa
  • Le tajine tunisien – une omelette au four bien à part
  • La mloukhia – le ragoût vert mijoté des grands jours
  • Le kafteji – le plat de légumes frits convivial
  • Les merguez et la harissa – l’âme épicée de la table
  • Le makroud – la douceur de semoule et de dattes
  • La baklawa tunisienne – l’héritage sucré ottoman

Pour vous aider à prévoir votre budget gourmand sur place, voici un ordre de grandeur des prix généralement constatés (à vérifier sur place, le dinar tunisien valant environ 0,29 € en 2026) :

Spécialité Type Prix indicatif
Lablebi Soupe / petit-déjeuner environ 3 à 6 DT
Brick à l’œuf Entrée / street food environ 1 à 3 DT
Kafteji / ojja Plat populaire environ 5 à 10 DT
Couscous (restaurant) Plat principal environ 12 à 25 DT
Pâtisseries (makroud, baklawa) Dessert environ 1 à 3 DT la pièce
Couscous tunisien traditionnel à l'agneau et aux légumes
Le couscous, plat national tunisien classé au patrimoine de l’UNESCO.

La cuisine tunisienne : un carrefour de saveurs méditerranéennes

Difficile de résumer la gastronomie tunisienne en quelques mots tant elle est riche. Plus relevée que ses voisines marocaine et algérienne, elle repose sur quelques piliers : la harissa (pâte de piment), l’huile d’olive omniprésente, le carvi, la coriandre, l’ail et la tomate. Le pays produit une huile d’olive de grande qualité, et la mer apporte poissons et fruits de mer aux tables côtières.

La cuisine tunisienne est aussi une cuisine du partage : on mange volontiers en famille, autour de grands plats à piocher. Les saveurs varient d’une région à l’autre, du Cap Bon verdoyant aux oasis du Sud. Si vous aimez les voyages gourmands, vous apprécierez aussi notre guide pour découvrir la Sicile et ses spécialités culinaires, l’autre grande cuisine de Méditerranée.

Le couscous tunisien, plat national classé à l’UNESCO

Le couscous est le cœur battant de la table tunisienne. Depuis 2020, les savoir-faire liés à sa production et à sa consommation sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, conjointement avec l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie. La version tunisienne se distingue par son bouillon rouge, relevé à la tomate et à la harissa, plus épicé que le couscous marocain.

On le garnit selon les régions et les saisons : agneau, poulet, mais aussi poisson (mérou, dorade, mulet) sur le littoral, voire poulpe. Les légumes d’hiver — courge, navet, chou, pois chiches — complètent généreusement le plat. Le couscous se déguste traditionnellement le vendredi, jour de rassemblement familial.

La brick à l’œuf, l’entrée croustillante incontournable

Impossible de quitter la Tunisie sans avoir dégusté une brick à l’œuf. Cette fine feuille de malsouka est pliée en triangle autour d’un œuf entier, de thon, de câpres, de persil et parfois de pommes de terre, puis frite dans l’huile chaude. Le défi : la croquer sans laisser couler le jaune encore coulant.

Véritable institution du street food, la brick se vend pour quelques dinars dans les gargotes et les marchés. Elle est aussi servie en entrée dans les restaurants, et tient une place de choix sur les tables du ramadan.

Brick à l'œuf tunisienne et bol de harissa
La brick à l’œuf et la harissa, emblèmes de la table tunisienne.

Le lablebi, la soupe de pois chiches du petit-déjeuner

Plat populaire et réconfortant, le lablebi est une soupe de pois chiches servie sur des morceaux de pain rassis, relevée d’ail, de cumin, de harissa, d’huile d’olive et d’un filet de jus de citron. On la couronne souvent d’un œuf, de thon, de câpres et d’olives. Bon marché et nourrissant, le lablebi se déguste dès le matin ou au déjeuner.

C’est le plat de l’ouvrier comme de l’étudiant : chaleureux, économique et profondément ancré dans la culture populaire tunisienne. Chaque échoppe garde jalousement son dosage de harissa.

L’ojja, la poêlée d’œufs à la harissa

L’ojja est une poêlée mijotée de tomates, de poivrons, d’ail et de harissa, dans laquelle on casse des œufs en fin de cuisson. On la prépare nature, ou enrichie de merguez, de fruits de mer (crevettes, calamars) ou de viande. Servie brûlante dans son plat, elle se mange directement avec du bon pain.

Proche de la chakchouka, l’ojja est le plat convivial par excellence : rapide, économique et adaptable à ce que l’on a sous la main. Une valeur sûre pour un dîner sans prétention mais plein de caractère.

Le tajine tunisien, une omelette au four bien à part

Attention à ne pas confondre : le tajine tunisien n’a rien à voir avec le plat mijoté marocain. Il s’agit ici d’une sorte de frittata ou d’omelette épaisse cuite au four, mêlant œufs, viande (poulet ou agneau), fromage râpé, persil et parfois pommes de terre ou épinards. On le coupe en parts carrées, à servir chaud ou froid.

Pratique à transporter, il apparaît souvent lors des pique-niques, des fêtes et des buffets familiaux. Sa texture moelleuse et son goût réconfortant en font un incontournable des tables tunisiennes.

La mloukhia, le ragoût vert mijoté des grands jours

La mloukhia est un plat de fête, reconnaissable à sa sauce vert sombre obtenue à partir de feuilles de corète séchées et réduites en poudre. La viande (bœuf ou agneau) y mijote très longuement — parfois plusieurs heures — jusqu’à devenir fondante dans une sauce onctueuse liée à l’huile d’olive.

Sa préparation demande de la patience, c’est pourquoi on la réserve souvent aux grandes occasions et aux débuts d’année, où sa couleur verte symbolise l’espoir. Servie avec du pain, c’est un concentré de tradition.

Le kafteji, le plat de légumes frits convivial

Le kafteji (ou kefteji) est un plat populaire composé de légumes frits — pommes de terre, poivrons, courgettes, tomates et piments — coupés finement puis sautés, souvent accompagnés d’œufs et relevés de harissa. On les hache parfois grossièrement pour créer un mélange fondant servi avec du pain.

Économique et rassasiant, c’est un classique des fast-foods tunisiens et des repas du quotidien. Sa préparation généreuse en fait un favori des petits budgets comme des grandes faims.

Les merguez et la harissa, l’âme épicée de la table tunisienne

On ne peut parler de cuisine tunisienne sans évoquer la harissa, cette pâte de piments rouges, d’ail, de carvi et de coriandre qui accompagne presque tout. Servie en condiment avec un filet d’huile d’olive et du pain au début du repas, elle est l’emblème du goût tunisien pour le piment.

Les merguez, ces saucisses fines et épicées à base d’agneau ou de bœuf, en sont le compagnon naturel. Grillées, glissées dans un sandwich ou ajoutées à l’ojja, elles incarnent la convivialité des repas tunisiens. Pour les palais sensibles, sachez doser : la harissa peut être redoutable.

Le makroud, la douceur de semoule et de dattes

Côté sucré, le makroud est une pâtisserie emblématique, originaire notamment de Kairouan. Préparé à base de semoule de blé et d’huile d’olive, il est farci de pâte de dattes parfumée à la fleur d’oranger, puis frit et trempé dans un sirop de sucre ou de miel. Certaines versions, dites makroud blancs, sont cuites au four plutôt que frites.

Présenté en losanges dorés, le makroud accompagne le thé à la menthe et figure parmi les souvenirs gourmands les plus appréciés à rapporter de Tunisie.

La baklawa tunisienne, l’héritage sucré ottoman

Héritage de la présence ottomane, la baklawa tunisienne se compose de fines feuilles de pâte superposées, garnies d’amandes, de pistaches ou de noisettes, puis nappées de sirop de sucre ou de miel parfumé à l’eau de fleur d’oranger. Plus fine et souvent moins sucrée que ses cousines orientales, la version tunisienne est un classique des mariages et des grandes fêtes.

Découpée en losanges et décorée d’un éclat de pistache, elle clôt en beauté un repas de fête. Avec le makroud et les cornes de gazelle, elle complète le trio des douceurs à ne pas manquer.

Pâtisseries tunisiennes makroud et baklawa avec thé à la menthe
Makroud et baklawa, les douceurs sucrées tunisiennes.

Où et comment déguster ces spécialités en Tunisie

Pour goûter l’authentique cuisine tunisienne, éloignez-vous des buffets d’hôtels et poussez la porte des gargotes de quartier, des marchés couverts et des petits restaurants familiaux. Les médinas de Tunis, Sfax ou Sousse regorgent d’échoppes où lablebi, brick et kafteji se mangent sur le pouce pour quelques dinars.

Côté budget, manger en Tunisie reste très abordable : comptez environ 5 à 10 dinars pour un repas de rue copieux, et 20 à 40 dinars pour un dîner complet au restaurant. Les amateurs de voyages économiques retrouveront cet esprit dans notre guide du voyage low cost en Asie du Sud-Est, autre paradis de la street food à petit prix.

Bien préparer son voyage gastronomique en Tunisie

La meilleure période pour visiter la Tunisie s’étend du printemps (avril à juin) à l’automne (septembre-octobre), quand la chaleur reste supportable. La langue officielle est l’arabe, mais le français est très largement compris, ce qui facilite grandement les échanges à table. Le pays vit à l’heure GMT+1.

Côté formalités, les ressortissants français peuvent en général séjourner sans visa pour un voyage touristique de courte durée, avec un passeport en cours de validité ; vérifiez toujours les conditions à jour sur le site France Diplomatie — conseils aux voyageurs avant le départ. Pensez enfin à la prudence alimentaire habituelle : privilégiez l’eau en bouteille et les aliments bien cuits pour profiter pleinement de votre voyage gourmand.

Questions fréquentes sur les spécialités tunisiennes

Quel est le plat national de la Tunisie ?

Le couscous est considéré comme le plat national. Sa version tunisienne, au bouillon rouge relevé à la harissa, se décline avec de l’agneau, du poulet, du poisson ou des légumes. Les savoir-faire liés au couscous sont inscrits au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2020.

La cuisine tunisienne est-elle très épicée ?

Elle est généralement plus relevée que ses voisines, en raison de la harissa présente dans de nombreux plats. Rassurez-vous : vous pouvez demander une version moins picée, et la harissa est souvent servie à part pour doser vous-même.

Quels plats tunisiens conviennent aux végétariens ?

Plusieurs spécialités se déclinent sans viande : le lablebi (pois chiches), le kafteji de légumes, l’ojja nature aux œufs, la salade méchouia ou encore les bricks aux légumes. La cuisine tunisienne offre de belles options végétariennes.

Quand déguste-t-on la mloukhia et le lablebi ?

La mloukhia, longue à mijoter, se réserve souvent aux grandes occasions et aux débuts d’année. Le lablebi, lui, se savoure au quotidien, volontiers au petit-déjeuner ou au déjeuner, et réchauffe particulièrement bien en hiver.

Quel budget prévoir pour manger en Tunisie ?

Manger reste très abordable. Comptez environ 5 à 10 dinars pour un repas de rue copieux et 20 à 40 dinars pour un dîner complet au restaurant. Les prix restent indicatifs et varient selon les villes et les établissements.

Quelle douceur tunisienne rapporter en souvenir ?

Le makroud aux dattes et la baklawa aux amandes se conservent bien et voyagent facilement. Vous trouverez aussi des cornes de gazelle et des pâtisseries au miel dans les bonnes adresses des médinas, idéales pour prolonger le voyage à la maison.


Léa Vasseur
Rédaction Verdon2.com

Léa Vasseur signe les guides voyage et art de vivre de verdon2.com. Passionnée de destinations et de bonnes tables, elle conçoit des itinéraires pratiques et des conseils testés sur le terrain.

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